La Tour Saint-Jacques et le Quartier Latin


La Tour Saint-Jacques, Paris

La Tour Saint-Jacques

J’ai beau aimer Montmartre, je ne dénigre pas pour autant le reste de Paris. Aussi, deux mois après mes premiers pas dans Paris, je commence à prendre mes marques et à connaitre quelques lieux où j’aime particulièrement bien me retrouver. C’est notamment le cas de Châtelet et du Quartier Latin, quartiers touristiques au possible, certes, mais dont j’ai bien du mal à me lasser cela dit.

A Châtelet, j’aime surtout me promener dans les ruelles autour de la Tour Saint-Jacques, dont la solitude me fascine. En effet, il faut savoir que cet édifice est l’unique reste d’une église de style gothique qui fut peu à peu démontée suite à la Révolution. Aussi, seule au milieu de son minuscule parc, elle possède ce charme romantique de ces vieux monuments oubliés qui refusent cependant de s’effacer. Elle est l’unique témoin restant d’une partie de cette France ancienne que l’ère révolutionnaire crut pouvoir supprimer. Elle en tire d’ailleurs, à mes yeux, un petit côté chateaubriantesque: relique de l’Ancien Régime, outragée par le temps qui passe et les révolutions successives, mais cependant encore debout, fière, devenue le symbole d’une époque qui refuse de se laisser oublier et qui pour ce faire devient un monument. La Tour Saint-Jacques, c’est ce Paris d’autrefois dont on ne devine plus grand chose, mais dont la vieille pierre excite l’imagination et le rêve.

Quant au Quartier Latin, j’aime surtout son côté à la fois chic et intellectuel. Tous ces cafés où une clientèle bien habillée et maniérée vient se retrouver en fin de journée, toutes ces librairies s’agglutinant autour de la vénérable Université de la Sorbonne et qui n’hésitent pas à mettre en vitrine du Kant et du Hegel, et ces petits cinémas de quartier où l’on peut voir des films d’art et d’essai… Au fond, cet arrondissement de Paris possède tout ce qu’il y a de plus détestable dans la capitale française, tout en étant à la fois irrésistible. C’est un péché mignon que l’on n’ose pas avouer, mais dont on sait qu’il est bien partagé.

La Sorbonne, Paris

La Sorbonne

Métro de Paris

Le fameux Métropolitain de Paris

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